L'eau berce aux rives du soir
le cadavre du jour blême :
c'est l'adieu des chrysanthèmes,
fleurs des saisons illusoires.
L'immobile balancelle
dormant sur le fleuve lent
dérive et frisonne au vent
pleine de rêve, et chancelle.
Las !...il n'est jour ni navire
ni rêve qui ne chavirent...
Laissez-moi pleurer encore
tous mes rêves qui sont morts....
25 août 2010
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