Souvent, quand vient le soir, elle hésite au seuil du rêve,
Timide et soudain pris de peur,
Comme devant la mer hésite sur la grève
L'envol d'un oiseau migrateur.
Et elle lisse l'espoir, longtemps devant la porte
Faite d'or pur et de cristal,
Qu'un ange, aux ailes bleues, en sorte
Pour l'éclairer de son fanal.
Oh ! confiant sa main à ma main couleur d'onde,
Elle ira, sur les sentiers d'azur,
A pleine bouche humer l'irréel de ce monde
Où tout est neuf, limpide et pur !
Mais seule, toute seule....elle a peur. Sur le seuil elle s'arrête,
Sachant trop qu'il faut revenir
Et qu'elle est sans âme au retour de ces fêtes,
Toujours, comme après un plaisir....
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