Et puis un jour, on s'était avisé que la marche offrait gratuitement ce qui était devenu rare : le temps et l'espace. Le territoire qu'avait rogné le siècle retrouvait ses reliefs, ses chemins de crête environnés de pics et d’abîmes. Une plaine se mesurait en journées, les heures s’effaçaient devant une lumière ascendante. On était tout terrain...Le bitume lui-même acquérait une saveur nouvelle, vous projetant en observateur amusé d'une condition humaine perclus entre 4 roues. On n'allait plus à pied, on marchait. Un engagement suffisamment prenant pour vous retenir un weekend ou un été. Et dont on se réclamerait : on devenait marcheur...
Marcheur - Marcheuse : "un métier" plus ancien qu'on aurait pu croire.
Sur les grandes routes, chaque marcheur a une pensées pour le pèlerin qui l'a précédé.
L’élément 1er du marcheur est moins la terre que l'AIR. Il s'en exalte, s'en baigne, s'en apprivoise.Le marcheur sait qu'il marche. Il en fait sa.....prose.....et moi je vous offre cette prose.
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